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Journée des Doctorants

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Présentation

La journée des doctorants est organisée par LLF et permet à l'ensemble des laboratoires de linguistique de Paris 7 de connaître les travaux des doctorants. Au cours de sa thèse, tout doctorant est amené à y présenter son travail.
La prochaine édition aura lieu (voir le programme des éditions précédentes):

Programme

9h-9h30 Accueil - Café
9h30-10h10 Yiqin QIU, La reconstruction des adverbes dans ‘V-Stranding VP-Ellipsis’ en chinois mandarin (résumé)
10h10-10h50 Banouksa Yos, Contribution à l'étude sur les constructions de verbes en série en khmer (résumé)
10h50-11h10 Pause
11h10-11h50 Bui Thi Hoang Anh, Etude comparée des marqueurs discursifs (MD) du vietnamien et du français (résumé)
11h50-12h30 Sandro Capochichi, Essai comparatif sur les stratégies épenthétiques dans les phonologies du fon et du japonais (résumé)
12h30-14h Pause Déjeuner
14h-14h40 Xinyue YU, Sur l’enseignement/apprentissage de l’alternance dative en chinois langue étrangère- une première réflexion (résumé)
14h40-15h20 José Ramírez de Arellano, Politique linguistique et enseignement de langues étrangères au Cono Sur (résumé)
15h20-15h40 Pause
15h40-16h20 Chloé Braud, Identification automatique des relations rhétoriques à partir de données annotées et de données brutes (résumé)
16h20-17h00 Israel de la Fuente, Pronoun resolution in native Spanish: evidence from offline questionnaires (résumé)
17h30h Cocktail(s)

Contact

Jana Strnadová : : jstrnadova (at) linguist.jussieu.fr

Résumés

Yiqin QIU, La reconstruction des adverbes dans ‘V-Stranding VP-Ellipsis’ en chinois mandarin

Ce travail est pour but d'essayer de présenter une hiérarchie des adverbes en chinois mandarin et leur comportement contrôlé par cette hiérarchie dans les constructions de l’ellipse du VP. L’adverbe de manière en chinois mandarin est considéré comme un élément extérieur du VP qui n’a pas d’effet sur l’interprétation des constructions de l’ellipse du VP, comme argumenté par Ai (2006) et Li (2002) and Tang (1998). Mais les interprétations différentes concernant les constructions elliptiques dans lesquelles se trouvent en même temps deux ou plusieurs adjoints indiquent que l’adverbe de manière ne comporte pas exactement comme un élément à l’extérieur du VP et il peut être introduit assez tardivement dans la dérivation.

Banouksa Yos, Contribution à l'étude sur les constructions de verbes en série en khmer

Dans cette communication nous proposons une série d’observations concernant certains aspects syntaxiques et sémantiques de ceɲ généralement traduit par sortir en français. L’accent est mis sur ce verbe quand il figure dans une construction de verbes en série (CVS). Nous faisons l’hypothèse que tout verbe dans une CVS garde son statut de verbe. La construction de l’événement complexe d’une CVS renvoie à une combinatoire entre les scénarios abstraits des différents verbes. Cette combinatoire se met en place selon le principe suivant : le scénario de Vi définit l’espace dans lequel se déploie le scénario du verbe Vi + 1. De ce point de vue, la position de V1 (premier verbe de la CVS) définit le cadre initial de la CVS et Vn (dernier verbe de la CVS) stabilise la combinatoire. Cette combinatoire entre les verbes de la CVS se met en place sur un plan distinct du plan syntactico – sémantique de la CVS constituée.

Bui Thi Hoang Anh, Etude comparée des marqueurs discursifs (MD) du vietnamien et du français

Résumé

Sandro Capochichi, Essai comparatif sur les stratégies épenthétiques dans les phonologies du fon et du japonais

Dans notre mémoire de master, nous mettions notamment en évidence la possibilité pour les voyelles [i] et [u] et le trait de nasalité flottant /N/ de constituer des stratégies utilisées par la langue fon (Gbe, Kwa, Niger-Congo) pour respectivement remplir les positions V et CV vides en profondeur ne pouvant le rester en surface. Dans un cas précis, celui de la formation des adverbes, on a vu que l’on devait suffixer une position CV vide à d’autres parties du discours. Cette position pouvait être remplie par /N/, mais également par d’autres segments comme la réduplication totale d’un morphème, de ses deux dernières syllabes ou de la dernière voyelle de la syllabe. Si nous n’étions pas parvenus à établir de distribution complémentaire à cette alternance en fon, il est remarquable qu’elle se retrouve, à l’instar du rôle des voyelles /i/ et /u/, de manière quasiment identique en japonais. On y retrouve en effet des alternances entre une nasale occupant une position CV, un redoublement consonantique et un redoublement vocalique. On verra que la structure syllabique et la phonologie de ces langues respectives permettront de s’éclairer l’autre et l’autre sur la distribution de ces différentes ressources épenthétiques. Cette étude s’organisera comme suit. Dans une première partie, on justifiera notre choix de cadre théorique pour l’étude du japonais: celui de la Phonologie du Gouvernement, du cadre CVCV et de la Théorie des Eléments. Dans une deuxième partie, on récapitulera ce que nous considérons être des stratégies épenthétiques en fon, ce qui nous permet de le postuler et les limites de notre analyse. Dans une troisième partie, nous présenterons le rôle des voyelles [i] et [u] du japonais ainsi que l’alternance postulée dans la littérature entre la nasalité CV, la gémination consonantique, la gémination vocalique et les limites de cette analyse. Enfin, dans une quatrième et dernière partie, nous proposerons une nouvelle analyse justifiant l’alternance entre la nasalité, la réduplication et la gémination en fon et en japonais, celle-ci ouvrant peut-être la perspective à un statut universel de la nasalité comme une stratégie de remplissage des positions CV vides.

Xinyue YU, Sur l’enseignement/apprentissage de l’alternance dative en chinois langue étrangère- une première réflexion

Basé sur les travaux précédents qui ont traité la classification des verbes datifs en anglais et les facteurs intervenant dans l’alternance dative en anglais, notre recherche vise à étudier les structures datives et leur alternance en chinois ainsi que l’enseignement/ apprentissage de ces structures auprès des apprenants francophones du chinois langue étrangère. Quelques questions entrent dans notre première réflexion : (1) en recherche linguistique, par rapport à l’anglais et au français, quelles sont les spécificités des structures datives en chinois ? (2) quels facteurs sont les plus importants dans l’alternance dative en chinois ? (3) en recherche de L2, quel genre d’expérience à concevoir pour tester l’apprenabilité/non-apprenabilité de ces structures et de leur alternance ?

José Ramírez de Arellano, Politique linguistique et enseignement de langues étrangères au Cono Sur

Résumé

Chloé Braud, Identification automatique des relations rhétoriques à partir de données annotées et de données brutes

Nous présentons un système en développement d'identification des relations discursives dites implicites (non explicitement marquées par un connecteur) pour le français. Etant donné le faible volume de données annotées disponibles, notre système s'appuie sur des données étiquetées automatiquement en supprimant les connecteurs non ambigus pris comme relation, une méthode introduite par Marcu et Echihabi (2002). Comme l'ont montré Sporleder et Lascarides (2008) pour l'anglais, cette approche ne généralise pas très bien aux exemples de relations implicites tels qu'annotés par des humains, les deux types de données étant de distribution différente. Nous arrivons au même constat pour le français et proposons une série de méthodes assez simples, inspirées notamment par l'adaptation de domaine, qui visent à combiner efficacement données artificielles et données annotées. Nous évaluons empiriquement les différentes approches sur le corpus Annodis.

Israel de la Fuente, Pronoun resolution in native Spanish: evidence from offline questionnaires

Résumé